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L'anatomie de la carpe koï

Auteur : Philippe de Vries


Chapitre II : Partie interne (suite et fin)

 

Les muscles

 

Personnellement, je trouve qu’il y a trop peu d’écrits concernant la musculature des carpes koï, que ce soit dans les ouvrages d’aquariophilie, de pêche ou de poissons d’ornement. Très souvent le chapitre sur la musculature est assez simplifié ou inexistant. 
Pourtant, si on lit et analyse la musculature des poissons, nous pouvons comprendre une partie de l’importance de l’alimentation ainsi que d’autres points importants de leur milieu.

Assurant la capacité motrice du poisson, la musculature représente généralement 60% du poids corporel. 
La carpe koï, comme aussi généralement chez tous les vertébrés, possède deux types de muscles. Le muscle blanc et le muscle rouge (nommé également sombre).

- Le muscle blanc : situé vers l’arrière peut fournir la puissance au poisson.
- Le muscle rouge ou sombre : est situé plus ou moins du milieu à vers l’avant du corps juste sous la peau.

 

 

Il faut savoir que
Le muscle blanc qui fournit la puissance a besoin d’une énergie (en quelque sorte un carburant) qui se nomme Glycogène.
Les muscles rouges ou sombres sont riches en sang et transportent l’oxygène et la graisse. Par conséquent, ils fournissent l’énergie au poisson et celui-ci peut nager en permanence.


Petite info : Comme le saumon et la truite demandent une énergie très importante et continuelle pour pouvoir nager longtemps (par exemple pour remonter le courant), ces deux poissons auront donc bien plus de muscles rouges ou sombres qu’une carpe koï.

 
Pour ces deux types de muscles, il y a trois structures : 

- les muscles lisses ou viscéraux dont la contraction est involontaire et inconsciente.
- les muscles striés cardiaques où myocardes dont la contraction est également involontaire et automatique.
- les muscles striés squelettiques qui sont insérés sur les os par les tendons, dont la contraction est volontaire (assurent les mouvements du corps).

 

Médicalement et plus scientifique, la musculature total du poisson se compose de quatre blocs musculaires, regroupés de chaque coté du corps.
Les blocs sont subdivisés en segments musculaires en V, qui se nomment « les Myotomes »
Plus scientifiquement, ce sont les fibres musculaires du poisson qui sont organisées en lamelles que l’on nomme « les myotomes ».

En résumé
Les muscles du corps sont situés sur les cotés, le long du tronc et de la queue. La plus grande masse musculaire se situe le long du dos, de chaque coté de la colonne vertébrale. Des petits muscles commandent les mouvements de la bouche, des branchies des opercules, des nageoires et des yeux.
Tous ces muscles sont ordonnés en séries simples, emboîtées les unes dans les autres un peu comme des cornets de glace.

 

 

Voici ce qui est très peu expliqué dans les ouvrages et pourtant selon moi important

La qualité musculaire dépend directement de l’environnement dans lequel se trouve le poisson et son alimentation par ce qu’il peut trouver dans son environnement et/ou par distribution de nourriture.

-Environnement -
L’influence des paramètres environnementaux sur la qualité musculaire est parfois difficile à placer ou mettre en évidence car cela nécessite des expérimentations très longues. Néanmoins, les facteurs environnementaux ont montré avoir un effet sur la musculature. 
Les parasites, polluants, divers maladies, divers traitements, mauvaise biologie de l’eau, état sanitaire insuffisant, surpopulation etc… influencent très directement la masse et la structure musculaire des poissons.
Aussi, au niveau musculaire, une vitesse de nage trop importante imposée aux poissons dans un bassin inapproprié pour eux modifie la morphologie du poisson. En effet, une vitesse de nage trop importante par exemple induit une hypertrophie des fibres musculaires et modifie certaines caractéristiques du collagène musculaire.

- Alimentaire -
Il faut savoir que les masses musculaires demandent et ont besoin :
- des protéines : fournissant l’énergie et participant au développement musculaire entre 30 et 35%.
- de lipides : matières grasses, énergétiques, (5%) indispensables mais sans excès sinon le poisson deviendrait gras.
- acides gras à chaîne courte : ils servent directement de carburant énergétique, le muscle cardiaque consomme en permanence des acides gras.
- Acide gras à chaîne longue, qui sont stockés dans les tissus adipeux des muscles.

 

Donc la nature des aliments fournis aux poissons est un déterminant principal de la qualité et la quantité musculaire, en partie la composition de l’alimentation (teneur en lipides, protéines, acide gras) conditionne le niveau d’engraissement global, peut affecter la qualité organoleptique de la chair et en particulier de sa couleur.

Il est important et facile à comprendre quand lisant ceci, nous devons donner un environnement correcte aux poissons et adapté à chaque espèce.
L’équilibre de l’eau a toute son importance et joue également un rôle directement sur l’anatomie des poissons.
L’alimentation doit être de qualité et distribuée selon les besoins des poissons. 
Ainsi, si l’apport fourni par le milieu (benthos, zooplancton, nourriture artificielle etc…) est correcte pour satisfaire les besoins métaboliques, il n’y a ni perte, ni prise de poids, ni détérioration. Si l’apport est excédentaire ou insuffisant ou de qualité médiocre, il y aura détérioration de la masse musculaire (grossissement ou amaigrissement) et donc un poisson affaibli ou malade.

 

La circulation sanguine

 

La circulation sanguine a deux rôles primordiaux :
- Celui de transporter l’oxygène nécessaire à la vie des cellules et en retour d’évacuer le gaz carbonique rejeté par les branchies.
- Mais également de transporter les substances nutritives stockées dans les intestins et le foie vers les tissus pour en retour emporter les déchets qui doivent être éliminés.
Effectivement, c’est lors de l’assimilation des substances nutritives, les tissus produisent des déchets azotés toxiques, dont une partie est évacuée par le sang en même temps que les excédents hydriques, vers les reins ou ils sont transformés en urine. La plus grande partie est rejetée sous forme d’ammoniac par la surface des branchies.
Le cœur assure le pompage à la propulsion du sang dans les artères d’abord vers les branchies puis vers le cerveau et les autres parties ou régions du corps.
Ce sont les veines qui ramènent le sang vers le cœur.

 

 

 

Le coeur

 

Il est situé sous et derrière les arcs branchiaux.

 

 

Cet organe est simple et bien complet, formé d’une succession de loges qui se dilatent et se contractent rythmiquement.
Le sang pauvre en oxygène arrive par un court collecteur transversal, le canal de cuvier, dans le sinus cardiaque. Ensuite, il s’écoule dans l’oreillette qui, en se contractant, l’envoie dans le ventricule.
Ensuite, ce ventricule se contracte à son tour, expédiant le sang dans le canal de sortie, qui est évasée (la bulbe aortique).
Certains scientifiques disent que ce bulbe aortique ne fait plus partie du cœur, cependant il se dilate et se contracte aussi à chaque pulsation et cette partie est vraiment la suite des autres donc pour ma part, il fait bien partie du cœur . Des valves empêchent le sang de refluer, d’où comme une petite rivière, le sang est propulsé en direction des arcs branchiaux par le tronc aortique.
Le sang traverse les branchies, s’oxygène, devient alors un sang riche en oxygène.
Les globules se forment dans la rate (siège de la formation et de stockage des cellules sanguines) et la partie antérieure du rein. 10 % des globules sont des globules blancs qui sont là pour veiller aux risques d’infection. Le reste des globules sont des globules rouges, grands et ovales (12 x 9 microns, millièmes de millimètre) et noyautés.
Scientifiquement, on sait qu’il y a plusieurs types de globules blancs qui assurent diverses fonctions, tous envoyés sur une blessure ou une région enflammée, une partie infectée, ou lors d’une attaque parasitaire ou virale ou encore bactérienne, les globules blancs repoussent les bactéries, enlèvent les tissus morts et contribuent à la régénérescence.
Nous ne connaissons pas encore la durée de vie d’un globule, on sait juste que c’est relativement limité dans le temps.

 

Petite info : Les globules rouges de la carpe mesurent 12 x 9 microns, ceux de la truite 15 x 11microns, tandis que nos globules de l’homme ne dépassent pas 7 microns.

 

 

 

 

Le cerveau

 

Le cerveau de la carpe koï et de tous les poissons est un organe mou qui se trouve dans le crâne osseux.

Le cerveau est divisé en trois parties : 
- Le cerveau antérieur
- Le cerveau médian
- Le cerveau postérieur

C’est le cerveau antérieur qui identifie, par les impulsions sensorielles des narines, les odeurs, il a en plus l’organe pinéal photorécepteur et la glande pituitaire qui sont responsables des sécrétions d’hormones.
Le cerveau médian est le siège de la vision, il interprète les impulsions nerveuses optiques, c’est l’organe pinéal antérieur qui se trouve dans la partie supérieure du cerveau qui est photosensible.
Cet organe pinéal chez la carpe koï réagit avec la lumière et la durée d’éclairement journalier. 
C’est également le cerveau médian qui interprète les messages transmis par les nerfs, comme par exemple la locomotion et la posture de la carpe koï. 
De plus, cette partie du cerveau est le siège de la mémoire, de l’intelligence et de l’apprentissage.
Le cerveau postérieur d’après les experts serait le centre de la coordination et du mouvement, mais également de l’équilibre et de la posture.

 

La moelle épinière

 

La moelle épinière est bien sur le prolongement du cerceau et s’étend sur toute la longueur du corps, c’est la voie principale des influx sensoriels entre le corps et le cerveau car les principaux nerfs y sont greffés.

 

 

Le foie

 

Cet organe peut être volumineux selon l’espèce, il est riche en matière grasse qui contient une grande dose de vitamines A et D.
Constitué de plusieurs lobes, le foie a comme fonction principale et très importante, le stockage du glycogène du glucose et d’éléments nutritifs.

C’est quoi le Glycogène ?
Le glycogène est un polysaccharide (très compliqué ce mot là) mais plus facile, c’est un glucide complexe polymère du glucose.
Donc le glycogène est simplement une petite chaîne de plusieurs molécules de la famille des glucides qui eux même sont constitués de nombreuses petites unités de glucose.
Le glucose (source d'énergie) est utilisé lorsque le corps a besoin d’énergie.

L’autre fonction importante du foie est l’élimination des globules sanguins malades ou morts. 

L’accroissement du CO2 et l’augmentation des températures de l’eau et du climat général provoquent une production encore plus élevée de carbonate de calcium et donc jouent un rôle important dans le maintien, la stabilisation ou le changement du pH de l’eau de nos bassins. 

PS : Les intestins chez un koï adulte peuvent atteindre trois fois la longueur du corps.

 

Les reins

 

Situé de part et d’autre de la colonne vertébrale, chaque rein a un ensemble de tubules qui eux même sont entourés d’un réseau capillaire (petits vaisseaux sanguins). 
Ces tubules sont directement reliés à un système de canaux qui débouchent dans l’uretère (conduit reliant le rein au pore situé devant l’anus) ; l’urine est évacuée par ce conduit. 

Les reins sont deux organes de purification sanguine, avec leurs réseaux capillaires qui sont en contact direct avec les tubules, ils permettent aux déchets de passer du sang aux tubes rapidement et ainsi sont évacués par l’urine. C’est une filtration continue et sans relâche de ces deux organes. 

Les reins sont très sensibles aux métaux, aux médicaments, aux polluants et pesticides. Souvent et toujours à l’étude par des chercheurs, il a été clairement prouvé que des poissons ayant subit des traitements aux médicaments lourds et forts gardent des traces dans les reins et cela provoque souvent une dégradation de ces organes. 

 

La rate

 

Située près de l’intestin et du foie, cet organe a comme rôle principal la fabrication et le stockage des globules rouges et blancs.

 

Le système digestif

 

Ce système a trois rôles : 

1. la décomposition physique et le mélange des nutriments (par les dents), rôle mécanique par le broyage.

2. la décomposition chimique (par les enzymes digestives), généralement trois enzymes :

- le Trypsinogène dont la fonction est de décomposer les protéines.
- l’Amylase qui catalyse la décomposition des hydrates de carbone en sucres (glucose). 
- la Lipase qui a comme rôle de scinder les lipides en acides gras.

3. l’absorption de substances digestives.

Comme la carpe koï n’a pas d’estomac, la nourriture est digérée dans le long intestin, quand les éléments nutritifs ont été extraits par le système, reste les matières solides qui sont indigestes et sont évacuées par l’anus. 

Nous savons déjà que la digestion chez les poissons est liée aux températures, une augmentation de la température de 10° rend la digestion de deux à quatre fois plus rapide. A l’inverse, un abaissement de 10° rend la digestion de deux à quatre fois plus lente.

 

L'intestin

 

Les poissons osseux boivent continuellement l’eau dans lequel ils vivent, ce qui les conduit à ingérer par l’eau une grande partie de calcium qu’ils précipitent en cristaux de carbonate de calcium dans leurs intestins avant de les évacuer par l’anus. 
Pour ma part, l’intestin a également son rôle dans le maintien de l’équilibre de l’eau dans nos bassins, Les toutes dernières études ont démontré que 3 à 15% du carbonate de calcium est produit dans les intestins des poissons et rejeté dans leurs excréments.

 

La vésicule biliaire

 

Remplie d’un liquide vert, cette partie d’organe exerce la fonction de jonction entre le foie et les intestins. 
Il a été souvent constaté que la vésicule biliaire chez les carpes koï et autres poissons affamés est fortement gonflée à un tel point qu’il peut atteindre 20 x son volume.

 

L'estomac

 

La carpe koï, comme 15% des poissons, n’a pas d’estomac. Cet organe est absent du système interne du poisson. 
Cependant, une partie qui est légèrement enflée entre l’œsophage et l’intestin produit des enzymes gastriques. On considère cette partie comme un estomac physiologique.

 

Cette partie qui a été disséquée laisse apparaître le cœur (derrière la tête, au dessus de la nageoire pectorale), sa vessie natatoire (en blanc), son foie situé plus bas, ses intestins en dessous, et en arrière, sa grappe d’œufs.

 

 

La vessie natatoire

 

Divisée en deux parties, cet organe est relié à l’intestin.



Cet organe est considéré comme une poche de l’intestin qui est remplie de gaz. Cet ainsi que le poisson règle sa position dans l’eau.
Une fois remplie de gaz, le poisson remonte, et en expulsant une partie du gaz, le poisson descend.
Ce même organe joue également le rôle dans la respiration et dans le transport des ondes auditives vers l’oreille intérieure.

Dans le comportement de la carpe koï, si elle nage constamment sur le fond avec des difficultés à remonter ou si elle a difficile à rester et nager à une hauteur bien définie, c’est un problème de vessie natatoire qui peut être une infection de cet organe ou un problème de constipation du tuyau de raccord entre l’intestin et la vessie.
 

 

Les organes de reproduction

 

Seuls les poissons vivipares ont un organe d’accouplement appelé « gonopode ». La carpe koï qui nous intéresse ici a des organes génitaux qui se présentent comme des bandes de tissus au fond de la cavité abdominale, rubans blanchâtres pour le mâle et masse allongée granuleuse jaune ou orangée chez la femelle.

 

 

Ces organes contiennent les cellules germinales qui se transforment en spermatozoïdes (gamètes mâles) pour le mâle.
Pour la femelle, ces organes sont les ovaires, qui contiennent des cellules germinales qui se transformeront en ovules (gamètes femelles).
Ces organes ont un développement saisonnier. Ils passent, après la ponte, par un stade de régression puis de repos, et ne se reconstituent que peu à peu au cours de la saison.

Arrivés à maturation, les ovaires, avant le frai peuvent atteindre plus d’un tiers si pas la moitié du poids du corps et prennent donc une partie considérable de la cavité abdominale.

Ne possédant pas d’organes d’accouplement ou de fécondation, la fécondation des œufs est externe, elle a lieu en pleine eau.
La femelle expulse ses œufs tandis que le mâle expulse une laitance pour féconder les œufs, c'est ainsi que la reproduction est réalisée.

 

 

 

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