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Les phénomènes de perte d'eau dans les bassins

 

Auteur : Mopa

 

 

 

Nous avons tous été à un moment ou un autre confrontés au fait que le niveau du bassin descende de façon alarmante. La grande frayeur c’est bien sûr que ce soit dû à une raison que l’on pourrait qualifier de « mécanique », comme une bâche percée, un filtre qui déborde, ou une vanne mal refermée, ...
C’est souvent ce que l’on redoute quand le niveau baisse d’une façon que l’on considère comme anormale, trop rapide. Ce n’est par contre qu’une des origines possibles de la diminution du niveau. Il y a également les pertes par capillarité ou les pertes par évaporation qui peuvent être bien plus importantes qu’on ne le pense.

Ce texte n’est pas sensé être un document scientifique, plutôt un résumé au sujet de phénomènes naturels, mis en relation avec nos bassins. Si vous avez des corrections ou des précisions à suggérer, n’hésitez pas à nous contacter.

 

 

La perte d'eau par capillarité

 

 

La définition de Wikipedia est un peu technique, mais avec de bons exemples :

 

La capillarité est le phénomène d'interaction qui se produit aux interfaces entre deux liquides non miscibles, entre un liquide et l'air ou entre un liquide et une surface. Elle est due aux forces de tension superficielle entre les différentes phases en présence. Elle est mise en œuvre lorsque les buvards aspirent l’encre, les éponges s’imbibent d’eau, ou quand on trempe une partie de son sucre dans son café et que celui-ci devient tout noir.

 

C'est le principe des mèches des anciennes lampes à pétrole, des buvards, ou comme dans l’exemple donné dans la définition de Wikipedia, le morceau de sucre dont on trempe un bout dans le café et qui devient entièrement noir.

 

 

Dans nos bassins, une cause fréquente c’est une délimitation mal faite entre l’eau du bassin et la terre. La terre va s’imbiber d’eau par capillarité et vider partiellement le bassin.

 

 

La même chose peut arriver entre deux bâches, par exemple au niveau d’une cascade, ou alors au niveau des plis de la bâche sur le pourtour du bassin. L'eau va imbiber l'intérieur du pli, la partie extérieure de la bâche étant en contact avec de la terre sèche, celle-ci va pomper l'eau. C'est comme une mini pompe qui se met en route.

 

 

Une autre origine possible à ne pas négliger c’est le système racinaire des plantes. Un bord de bassin bien soigné, fait avec de l’Ecolat pour une finition parfaite, et abondamment planté pour cacher la bâche. Dans ce cas la perte d’eau par capillarité peut également se produire tout simplement quand une plante de berge s'étend partiellement sur l'eau, les racines vont dans ce cas pomper l'eau du bassin et la relâcher dans la terre. Ce sera probablement insignifiant avec une seule plante, mais cela peut devenir conséquent en cas de plantations importantes.

 

 

La perte d'eau par évaporation

 

 

Si les conditions les plus défavorables sont réunies, l’évaporation au niveau d’un plan d’eau peut atteindre 1 à 2 cm par jour. Pour comprendre ce phénomène il faut tenir compte des propriétés de l’eau et de l’air, ainsi que de l’effet du vent.

 

L’eau

 

L’eau est un élément en perpétuel mouvement, ou plus précisément ce sont les molécules d’eau qui sont en quelque sorte en perpétuelle agitation. Au niveau de la surface de l’eau, cette agitation a pour effet que des molécules d’eau vont s’échapper de l’eau et augmenter le taux d’humidité de la couche d’air se trouvant au-dessus.
Précision importante, cette « agitation » augmente en fonction de l’énergie disponible, donc de la température de l’eau.

 

 

La perte sera également fonction de la surface du plan d’eau. Plus la surface du miroir du bassin sera importante, plus cet échange entre l’eau et l’air pourra se faire. Un bassin de 10 m2 perdra donc deux fois plus d'eau qu'un bassin qui a le même volume mais une surface de seulement 5 m2.

 

L'air et le point de rosée

 

Cette couche d'air qui se trouve au-dessus du bassin ne peut par contre « absorber » qu’une quantité limitée de ces molécules d’eau. Cela dépendra de sa température, un air chaud pouvant contenir plus d’eau qu’un air froid.
Quand un volume d’air atteint 100% d’humidité, on dit qu’il a atteint son point de rosée. Ce point de rosée sera donc atteint plus vite pour un air froid que pour un air chaud.

 

On peut facilement voir cela dans une salle de bain. Quand on prend une douche, l’air chaud se charge d’humidité, et la couche d’air près d’une surface froide (fenêtre ou miroir par exemple) étant elle-même plus froide, elle a un point de rosée plus bas, et donc de la condensation se forme. 
Pour nos bassins, cela veut dire que des facteurs défavorables sont donc une eau chaude qui s’évapore plus vite, et un air chaud qui peut absorber plus de molécules d’eau.

Il faut cependant noter qu'avec 100% d'humidité dans l'air, il n’y aura pas d’évaporation ou très peu.

 

Le vent

 

Mais s’il n’y a pas de vent, cette couche d’air au-dessus de la surface de l’eau va se charger d’eau jusqu’à atteindre son point de rosée, et l’eau va simplement retomber sous forme de gouttelettes dans le bassin.
Seulement cela n’arrive pas souvent qu’il n’y ait vraiment aucun déplacement d’air, à moins d’avoir un bassin sous abri.
Le vent est en fin de compte un facteur décisif, car quelle que soit la température de l’eau ou de l’air, il y a toujours des molécules d’eau qui s’échappent de la surface, et quand celle-ci sont immédiatement déplacées au-delà de la surface du bassin, elles ne peuvent donc plus y retomber.

 

 

Quelques exemples :

 

A une température de 10°c :
- sans vent, l’évaporation peut être de 0,9mm par jour
- avec un vent de 2m/s, l’évaporation peut être de 1,25mm/jour
- avec un vent de 10m/s, l’évaporation peut être de 1,7mm/jour

 

A une température de 20° à 22°c :
- sans vent, l’évaporation peut être de 3,2mm par jour
- avec un vent de 2m/s, l’évaporation peut être de 4,5mm/jour
- avec un vent de 10m/s, l’évaporation peut être de 6mm/jour

 

A une température de 30°c, à 32°c :
- sans vent, l’évaporation peut être de 6,8mm par jour
- avec un vent de 2m/s, l’évaporation peut être de 9,5mm/jour
- avec un vent de 10m/s, l’évaporation peut être de 12,8mm/jour

 

 

Qu'est-ce que cela veut dire pour les bassins de jardin ?

 

 

Quelle est la configuration la plus désavantageuse ?

 

C’est une eau chaude (beaucoup de molécules d’eau qui s’échappent), un air chaud (qui peut accepter plus d’eau avant d’atteindre son point de rosée), et un vent fort qui emmène la couche d’air se trouvant au-dessus du bassin pour amener un air plus sec.

 

Mais, ... même quand il recommence à faire froid en fin d’été l’évaporation peut être très importante. L’eau est encore chaude, et donc les molécules d’eau sont « agitées » et une quantité importante va donc augmenter le taux d’humidité de la couche d’air se trouvant au-dessus du bassin. S’il y a un vent fort, l’évaporation sera importante, même si l’air est froid et ne peut accepter que peu d’eau. C’est d’ailleurs souvent en automne que le phénomène est le plus important.

 

Il faut également tenir compte des plantes, de la densité de plantation du bassin. Les plantes vont consommer de l’eau, et en perdre (par évaporation) au niveau des feuilles.
À surveiller aussi, les cascades et surtout les jets d’eau. Un vent fort peut avoir pour effet qu’une partie de l’eau tombe à l’extérieur du bassin.

 

 

En conclusion

 

Donc pas de panique si le niveau baisse de 1 à 2 cm par jour. En premier il faut bien sûr quand même s’assurer que tout est en ordre au niveau du filtre et des autres équipements. Si la météo et la température de l’eau ne sont pas vraiment favorables pour une évaporation importante, peut-être que les fuites se produisent par capillarité au niveau de plis, ou alors des plantes ont tellement bien poussé que leurs racines se sont étendues dans le bassin.

 

 

 

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